J’ai conduit une Mazda RX-7 1993 pratiquement neuve

Pour souligner ses 50 ans, Mazda Canada a mis à ma disposition quelques véhicules de sa collection. Étant né dans les années 90, la RX-7 1993 était définitivement celle dont j’avais le plus hâte de prendre le volant.

Mazda RX-7 1993

Germain Goyer

Pour souligner ses 50 ans au pays, Mazda Canada a mis à notre disposition quelques véhicules de sa propre collection.

 

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Étant né dans les années 90, la RX-7 1993 était définitivement celle dont j’avais le plus hâte de prendre le volant.

On m’avait tellement parlé de son moteur rotatif de 1,3 L qu’il est inutile de vous dire à quel point je brûlais d’envie de l’essayer enfin. Quand on réalise que ce si petit moulin développé il y a plus d’un quart de siècle développe 255 chevaux-vapeur et 217 livres-pied, il y a de quoi tomber en bas de sa chaise, non? Merci à son double turbocompresseur.

En prenant place derrière le siège du conducteur, j’ai littéralement été transporté dans les années 90 de mon enfance. Tout est noir. Tout est en plastique extrêmement dur. Mais j’aime tellement ça! 

Comme une digne voiture de sport du siècle dernier, il faut être créatif dans la manière de transporter sa boisson – pas alcoolisée, on s’entend. En effet, cette RX-7 ne comporte aucun porte-gobelet. Oubliez aussi la radio satellite ou Apple CarPlay. La RX-7 vous propose plutôt d’alterner entre vos cassettes et CD favoris. Les tout petits boutons clinquants de la planche de bord me rappellent ceux de ma vieille Jetta 1998.

Bien que toute la puissance soit transmise aux roues arrière, il était intéressant de constater la stabilité du véhicule. Malheureusement, sa direction aléatoire la rendait peu rassurante en roulant à un rythme soutenu.

Même si son compteur affichait moins de 30 000 kilomètres – ce qui est terriblement peu considérant son âge -, les craquements étaient nombreux. Mais au fond, on s’en fiche éperdument. 

Pour ce millésime, la palette de couleur était relativement limitée. L’exemplaire que nous avons eu l’opportunité de conduire en banlieue de Toronto était jaune. Elle était également disponible en rouge, bleu, noir et argenté.

En 1993, la RX-7 était tout sauf donnée. Son prix dépassait les 42 000 $ pour le marché canadien, ce qui représentait plus de quatre fois celui d’une 323 à la même époque.

Malgré ces quelques défauts, une chose demeure sûre. Même si elle n’est plus aussi jeune qu’elle l’a déjà été, elle n’a pas pris une seule ride et elle continue de faire tourner les têtes sur son passage autant sinon plus qu’au premier jour. 

D’autres vieilles Mazda aussi

Histoire de constater le chemin parcouru par Mazda, on s’est ensuite glissé derrière le volant d’une RX-8 2011. Presque neuve, son odomètre affichait à peine 10 000 kilomètres.

Cette voiture sport, dotée de quatre portes et d’autant de places assises, représentait le parfait compromis pour celui ou celle qui refusait de vieillir. Bonne chance pour retrouver une plus douce mélodie que celle de son moteur qui révolutionne à 8500 tours/minutes.

En plus de ces deux modèles à moteur rotatif, on a pu parcourir quelques kilomètres avec un exemplaire de chacune des générations de la Miata/MX-5. 

Mon cœur de puriste a carrément fondu dès les premiers tours de roue à bord du modèle 1990. Rouler avec les phares «pop-up» allumés vous colle le sourire au visage. Le fait qu’elle soit légère, maniable, pure et collée au sol nous fait pardonner sa puissance qui n’est, hélas, pas décoiffante. 

Parlant de puissance, vous rappelez-vous de la Mazdaspeed MX-5 Miata 2004? À voir le prix qu’elles se vendent sur le marché d’occasion, laissez-moi vous dire que plusieurs ne l’ont pas oubliée. Il relève de l’exploit d’en dénicher un exemplaire sous la barre des 10 000$. Quand même. Et on peut comprendre pourquoi. Il est tout simplement impossible de ne pas apprécier son moteur de 1,8 L turbocompressé qui développe 178 chevaux-vapeur. Une fois le cap des 5000 tours/minute atteint, vous ne voudrez plus revenir en arrière. Jamais. Un moment magique. 

Pour ce qui est de la MX-5 de troisième génération, il s’agissait de l’édition 25e anniversaire. Une valeur sûre pour les collectionneurs, rien de moins. Cela dit, elle est un peu coincée entre deux chaises. Elle n’est pas assez vieille pour faire vivre une expérience vintage à son conducteur, mais elle a aussi l’air dépassée comparativement à l’actuelle MX-5.

Bref, ce n’est pas celle qui nous a fait vivre le plus d’émotions au cours de cette journée qui nous en a pourtant fait vivre une multitude. 

Mazda au fil du temps
Mazda RX-7 1993 et RX-8 2011
Mazda RX-7 1993
Mazda Miata 1990
Mazda MX-5 2015 et Miata 1990
Mazda Miata 1990, Mazdaspeed Miata 2004 et MX-5 2015
Mazdaspeed Miata 2004

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