La fatigue au volant responsable d'un accident sur cinq

La fatigue au volant a joué un rôle dans un accident sur cinq ayant fait au moins un blessé ou un mort au cours des dernières années, montrent des statistiques de la Société de l'assurance automobile du Québec.

Fatigue au volant

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La fatigue au volant a joué un rôle dans un accident sur cinq ayant fait au moins un blessé ou un mort au cours des dernières années, montrent des statistiques de la Société de l’assurance automobile du Québec.

Selon ces données, la fatigue a joué un rôle dans 21% des accidents mortels et 23% de tous les accidents ayant fait au moins un blessé ou un mort entre 2013 et 2017.

Richard Dodier, un homme de 38 ans de Daveluyville, dans le Centre-du-Québec, est bien placé pour témoigner des dangers de conduire quand on est fatigué. L’homme a failli perdre la vie alors qu’il rentrait chez lui, le 27 juillet dernier.

M. Dodier venait de terminer son quart de travail, peu après 2 h du matin, à Victoriaville, lorsqu’il a pris le volant pour rentrer chez lui.

L’homme de 38 ans venait de terminer son quart de travail dans une entreprise de Victoriaville. Il a quitté vers 2 h 10 pour rentrer chez lui à Daveluyville, mais il a à peine eu le temps de rouler quelques kilomètres sur la route 161. Même s’il se sentait physiquement capable d’effectuer les quelque 20 km le séparant de chez lui, il se souvient qu’il «cognait des clous», comme le veut l’expression populaire.

L’automobiliste s’est endormi quelques secondes en conduisant. En rouvrant les yeux, il roulait à 100 km/h dans une courbe. «J’ai donné un coup de volant pour prendre la courbe et un autre pour me ramener dans le chemin. La suite est un peu floue dans ma tête. Je me suis comme réveillé, en douleur dans mon véhicule. J’ai réussi à en sortir, sans trop savoir de quelle façon.»

L’embardée est survenue à la hauteur du chemin de la Plage Hébert, à Saint-Valère. Après avoir effectué des tonneaux, son véhicule s’est immobilisé entre deux gros pins.

Hospitalisé pendant plus d’une semaine, le père de famille a subi des fractures à deux vertèbres cervicales, une commotion cérébrale et souffre d’une compression de la moelle épinière.

Richard Dodier sait qu’il est chanceux d’être encore en vie ou de ne pas être complètement paralysé. C’est pourquoi il tient à partager son histoire pour sensibiliser les usagers de la route aux risques de conduire quand on ressent de la fatigue.

«Ça ne prend qu’un clignement pour que le pire se produise. Moi, je suis chanceux d’être encore en vie ou de ne pas avoir blessé gravement ou tué une innocente personne. Il n’y a aucune chance à prendre quand vous vous sentez fatigué, il n’y a qu’une chose à faire, c’est de s’arrêter», a insisté l’homme dont la convalescence durera au moins six mois.

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