Ma voiture de rêve est lente et pas fiable

Qui a dit qu’on rêvait tous de la plus puissante des Lamborghini? Pas moi, ça c’est sûr.

En vacances en 2004, cette Mini m'a fait craquer

Courtoisie

Qui a dit qu’on rêvait tous de la plus puissante des Lamborghini? Pas moi, ça c’est sûr.

 

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Ce qui est sûr, par contre, c’est que je rêve de posséder une Mini. Pas une espèce de semi-VUS à cinq portes comme la Countryman qu’on nous vend aujourd’hui.

Non. La vraie Mini.

Celle imaginée et conçue par Alec Issigonis et qui a vu le jour en 1959.

Si cette toute petite voiture me fait autant vibrer, toute la faute revient à mon père qui m’a transmis son amour pour elle.

Les deux premières voitures qu’il a possédées, c’étaient des vieilles Mini. Il a eu une 1976 et une 1979. Il en a aussi possédé une troisième. Mais celle-là, elle ne roulait pas. Oups. Elle ne roulait plus, pour être exact. Elle servait de donneuse d’organes pour les deux autres. Parce que ce n’est pas un mythe, les Mini, ce n’est pas ce qu’il y a de plus fiable sur le marché. Elle était stationnée dans l’entrée de garage de la maison familiale. Imaginez la scène... Pauvre grand-maman Mado!

Son histoire d’amour avec les Mini ne s’est pas terminée lorsqu’il a remis les clés de sa dernière à son nouveau propriétaire. Oh que non. Lorsqu’il a commencé à collectionner les voitures miniatures, ça n’a pas pris de temps avant que les Mini soient majoritaires dans ses vitrines. 

Pis là, je suis né. Pouf! Comme Obélix dans la potion, je suis tombé dedans quand j’étais petit. C’est cliché, mais c’est tellement vrai. On aurait aussi pu dire que la pomme ne tombe jamais bien loin du pommier, mais ça aurait été cliché aussi.

Quand j’étais petit, j’étais plus que gâté. Quand on voyait une Mini miniature qu’on n’avait pas dans une boutique quelconque, il n’était pas rare qu’on en achète trois. Une pour sa collection, une pour la mienne et une autre avec laquelle je pouvais jouer. Parce qu'il n’y pas si longtemps, j’étais encore un enfant.

Les choses ont vraiment déboulé lorsque BMW a assuré le retour de la Mini en Amérique en 2001. La quantité de miniatures achetées a explosé.

Deux ans plus tard est sorti le film Un boulot à l’italienne (The Italian Job). Même si l’emphase était surtout mise sur les nouvelles, je suis tombé sous le charme de la vieille Mini rouge que conduit Charlize Theron au début du film. Je suis aussi tombé sous le charme de Charlize, mais ça, c’est une autre histoire. 

La Mini, je n’ai pas eu l’occasion de la conduire souvent. En fait, je n’ai même jamais eu la chance d’avoir droit à une balade dans le siège passager de l’une d’elles. Heureusement, c’est différent dans le cas de la «nouvelle» Mini.

Lorsqu’elle est apparue sur le marché au tournant du millénaire, mes parents, ma petite sœur et moi nous étions rendus à la concession Mini de Laval pour l’observer de plus près.

Puisqu’elle ne peut accueillir que quatre occupants, le représentant avait fait preuve d’une grande générosité en nous laissant parcourir quelques kilomètres en famille à bord d’une Cooper S dont la couleur rappelait l’uniforme des Nordiques. Il nous avait d’ailleurs mentionné que Jacques Duval s’était retrouvé à son volant le matin même.

Pour des raisons trop rationnelles, les parents n’ont pas décidé d’aller de l’avant avec l’achat d’une Mini. Hélas. Du haut de mes six ans, je n’étais pas du tout du même avis qu’eux. 

Si je n’ai pu conduire d’anciennes Mini, il en est autrement pour les récentes. Chaque tour de roue complété au volant de l’une d’elles représente la même chose pour moi que de patiner sur la glace du Centre Bell pour un mordu de hockey.

Une Mini, c’est tellement plus qu’un moyen de transport. C’est un mode de vie. Un peu comme un Jeep ou un Westfalia. On doit aussi négocier avec ses nombreux défauts. Mais partout autour du globe, il existe des clubs qui rassemblent les plus grands mordus de cette voiture unique. Et ce n’est pas pour rien.

Considérant qu’il s’est vendu plus de 5 millions de Mini, je me console en me disant que je ne suis pas seul à la trouver de son goût.

Ne trouvez-vous pas qu’il soit quand même rigolo de rêver à la fois si grand et si... mini.
 

En 2009, cette Mini et sa tente sur le toit m'ont longtemps marq

Courtoisie

Mini Austin 1979

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Mini Austin 1975 (celle qui a été démantelée)

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Mini Austin 1976

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