Toyota 4Runner d’occasion (1984-2012)

1 février 2012 - Luc-Olivier Chamberland

Voici un aperçu des deux dernières générations du Toyota 4Runner, depuis 2003.

Toyota 4Runner 2003-2009Pas de route, pas de problème

Avec l’invasion des véhicules multisegments, les vrais utilitaires sport sont de plus en plus rares. Pour les amateurs de conduite extrême hors route, il en reste un qui se démarque particulièrement dans le décor: le Toyota 4Runner.

Quatrième génération (2003-2009)

Refusant de vieillir, la configuration reste la même avec une masse déportée sur l’essieu arrière. En plus d’un profil unique, Toyota s’est toujours gardé de ne pas le grossir de manière indue. Il demeure un utilitaire intermédiaire relativement étroit, de plus sa généreuse garde au sol lui permet de mieux se faufiler dans les sentiers hors route.
L’habitable à l’instar des autres générations ne tombe pas dans la surcharge. Toyota limite au maximum les distractions avec une présentation très fonctionnelle, robuste et facile d’entretien. Comme le 4Runner est un véhicule étroit, la troisième personne sur la banquette arrière risque de trouver le voyage plus long. Comme toujours, la finition est digne de la marque.Toyota 4Runner 2010
En fait de motorisation, sur cette génération Toyota introduit deux moteurs dont un premier V8 pour le 4Runner. Le modèle de base se présente avec le V6 de 4,0 litres de 245 chevaux. Le V6 est toutefois limité par une automatique à seulement quatre rapports. Pour le maximum de capacité, il faut se tourner vers le V8 de 4,7 litres de 235 chevaux qui, lui , bénéficie d’une transmission à cinq rapports. Malgré tout ses bonnes volontés, il s’agit d’un véhicule très gourmand.
Cette génération possède une fiabilité à l’image du véhicule : solide comme le roc. Le seul rappel dont il fut victime est le même que la majorité des produits Toyota produits au cours de ces années : la pédale d’accélérateur.

Cinquième génération (2010-)

Bien que la silhouette soit proche, les lignes sont maintenant nettement plus définies avec des formes taillées à la hache. De cette manière, le 4Runner ne peut pas être confondu ni avec le Highlander ni avec le Sequoia. La planche de bord intègre le nouveau langage stylistique en étant très rectiligne. Comme toujours, l’ensemble est fonctionnel et au-dessus de tout reproche en matière d’assemblage.

Toyota 4Runner 2010 - IntérieurUn des points que l’on doit savoir avant l’achat d’un 4Runner, et ce, peu importe la génération, c’est qu’au niveau du comportement routier. Autant, il est habile lorsqu’il n’y a pas de pavée, autant, il n’est pas dans son élément sur l’asphalte. Ses suspensions sont mollasses pour lui permettre de bien attaquer les obstacles, mais finirent par tanguer à la moindre occasion sur la route. Il ne faut pas oublier qu’en ville, il se comporte plus maladroitement qu’autre chose et que son diamètre de braquage est imposant, donc qu’il est peu mobile.
Sur cette génération, Toyota ne conserve qu’un moteur V6 de 4,0 litres de 270 chevaux. La puissance est adéquate, mais demeure un peu juste lorsqu’il est question de faire la tire d’une charge. En fait de fiabilité, c’est impeccable. Aucun rappel, n’est rapporté à ce jour pour cette version.
Conclusion
Il est l’un des derniers véhicules à conserver l’architecture « boby on frame » de l’industrie. Pour aller jouer dans la boue et profondément dans les bois, il est difficile à battre. L’autre point dont il faut absolument faire mention est sa fiabilité hors pair qui le place au dessus de tout soupçon. Il est donc l’un des meilleurs choix dans sa catégorie qui ne cesse de rapetisser au fils des ans. C’est donc la crème de la crème qui survit aux attaques des multisegments.

 

 

 

Années                        Prix
2003 – 2009      7 500 – 27 500 $
2010-                   24 500 – 45 500 $

Type    Cylindrée    Puissance    Années
V6            4.0 litres          245 ch.          2003-2009
V8            4.7 litres         235 ch.           2003-2009
V6            4.0 litres         270 ch.          2010-

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