Mitsubishi, marché européen difficile

6 février 2012 - Jacques Deshaies

Fermeture d’une usine aux Pays-Bas

mitsubishi-nedcar-in-born-hollandNous en avons déjà parlé. Le constructeur japonais Mitsubishi est difficile à cerner. D’un côté, l’on parle de ventes en progrès pendant que de l’autre, la gamme n’a jamais été aussi pauvre et rien n’indique que plusieurs nouveautés sont sur le point de débarquer dans un avenir rapproché.
Pendant ce temps, le marché européen s’annonce pénible pour les prochaines années. À preuve, aux Pays-Bas, le constructeur partenaire de Peugeot vient d’annoncer que devant une conjoncture difficile, à partir de 2013, les voitures vendues en Europe seront fabriquées au Japon et en Thaïlande. Suite à cette déclaration, l’usine néerlandaise fermera définitivement à la fin de l’année. L’on y fabriquait entre autres, les Outlander destinés au marché du vieux continent.
Cette usine construite en 1968 a été utilisée pour l’assemblage des voitures DAF, des Volvo et des smart et finalement des Mitsubishi depuis mars 2006. Dans les belles années, l’usine embauchait plus de 9000 employés. Aujourd’hui, seulement 1500 travailleurs y ouvrent en attendant la fermeture de l’usine en décembre prochain. Pas facile le marché européen. Et pour Mitsubishi, son avenir est questionnable.

1 commentaire

  1. Gilles Pelletier dit :

    Parfois on se demande pourquoi Mitsubishi s’est dissocié de Chrysler il y a quelques années. Pourtant à l’époque de leur partenariat, leur collaboration était profitable pour les acheteurs de voitures. Il m’est déjà arrivé de louer une voiture fabriquée par Mitsubishi, il y a quelques années, et j’avais été étonné de son économie en carburant, de son confort et de son prix compétitif. Il me semble que cette collaboration était plus « inspirante » pour les automobilistes nord-américains qu’avec celle de Fiat maintenant qui nous donne beaucoup de point d’interrogation au sujet de la réussite de ce nouveau couple.
    Gilles Pelletier, Québec

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